Escales en Musique

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les artistes de la 9e édition 

Pascal Contet

Musicien, accordéon, directeur de festival, metteur en espace, compositeur et improvisateur

Né à Compiègne, Pascal Contet a suivi ses études musicales dans les conservatoires supérieurs à l’étranger à Fribourg (Suisse), Hanovre, Copenhague et Graz.
Il est lauréat des fondations Cziffra (1983), Menuhin (1986) et de la Fondation Bleustein-Blanchet pour la Vocation (1989 promotion du Président de la République).
Dès 1993, il constitue un répertoire pour accordéon avec un actif de 350 créations de compositeurs tels que Claude Ballif, Luciano Berio, Franck Bedrossian, Edith Canat de Chizy, Bernard Cavanna, Jean-Pierre Drouet, Peter Eötvös, Ivan Fedele, Jean Françaix, Sofia Gubaïdulina, Philippe Hurel, Bruno Mantovani, Donghoon Shin entre autres …
2007 Nomination aux Victoires du Jazz – catégorie Album/artiste de l’année.
2012 première pour l’accordéon, il est nominé aux Victoires de la musique classique dans deux catégories “soliste instrumental de l’année” et “enregistrement de l’année” pour le Karl Koop Konzert de Bernard Cavanna.
De Mexico à Kinshasa, de Paris à Montréal, Il est invité par de prestigieux festivals nationaux et internationaux répartis sur 80 pays. Entre autres salles et scènes nationales : Amiens, Annecy, Arras, Belfort, Besançon, Brest, Châteauroux, Douai, Dôle, Foix, Macon, Malakoff (artiste associé), Maubeuge, Montbéliard (artiste associé), Marseille, Mulhouse, Lons-le Saunier, La Rochelle, Quimper, Rochefort, Sète, Saint-Quentin-en Yvelines, Tarbes, Toulon, Tulle, Valence.
Il se produit à la Philharmonie de Berlin, Philharmonie de Paris, au Victoria Hall de Genève, Fondation Gulbenkian, Tokyo Suntory Hall, Kyoto, Art Center Seoul, Knitting Factory à New-york, CNMAT à Berkeley University, Shanghai Opera, Cervantino et UNAM Mexique, Teatro Colon-Buenos Aires, Bogota, Opéra de Paris Bastille, Notre-Dame Paris, Lyon, Rennes, Lille, Limoges avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre National de l’Opéra de Paris, l’Orchestre de la Suisse Romande, l’Orchestre de Chambre de Lausanne, Genève, Busan Philharmonic Orchestra (Corée du Sud), Bochum Symphony Orchestra, Wuppertal Symphony Orchestra sous la direction de Pierre Boulez, Esa-Pekka Salonen, Jean-Claude Casadesus, Laurence Equilbey, Julia Jones, Susanna Mäkkli, François-Xavier Roth, Tung-Chieh Chuang. Avec les Orchestres nationaux d’Auvergne, Bretagne, Limoges, Lorraine, Lille, Picardie, Les Siècles Strasbourg, Bratislava, Freiburg en Brisgau, Il interprète les concertos pour accordéon de Jean Françaix, Bernard Cavanna, Donghoon Shin qui lui sont dédiés.
Il a comme partenaires en musique de chambre le clarinettiste Paul Meyer, la violoncelliste Ophélie Gaillard, les pianistes Vanessa Wagner, Dana Ciocarlie, les Quatuors Adastra, Diotima, Danel, Debussy, le ténor Xavier de Lignerolles, la soprano Julie Cherrier-Hoffmann. En 35 ans de carrière, on a pu le voir en duo avec l’harmoniciste Greg Zlap, avec le groupe congolais Jupiter Okwess International, Yvette Horner, Jean-Pierre Drouet, Andy Emler, la chanteuse Camille et Clément Ducol, le londonien laptoper Scanner ou encore Guesch Patti ou Valère Novarina.
Compositeur-performer, il collabore en lectures musicales et spectacles avec Marie-Christine Barrault, Fanny Cottençon, Anne Alvaro, Andrea Ferréol, Séverine Ferrer, François Marthouret, Jacques Weber, Dieudonné Niangouna (Festival d’Avignon 2009) ou avec Alex Vizorek. Depuis 1994, il forme un duo d’improvisations avec la contrebassiste Joëlle Léandre (cinq albums à leur actif), avec le joueur d’orgue à bouche (sheng) Wu Wei. Il accompagne de nombreux ciné-concerts et dans le domaine des arts visuels il collabore avec les artistes numérique Miguel Chevalier et Thierry Coduys. On l’a aussi vu aux côtés de Jin Xing (Shanghai Dance Theater), Odile Duboc, Mié Coquempot, Fattoumi-Lamoureux, Loïc Touzé, Angelin Preljocaj, Jean-Claude Galotta. Il a composé pour France 2, France 3, Télévisions Suisse Romande, le cinéma pour François Marthouret et Lionel Trouillot, pour Emmanuelle Delle Piane et Alain Margot (Suisse).
Depuis 2018, il dirige le Festival Escales en Musique qu’il a fondé dans le Territoire de Belfort.
Parmi les cinquante albums parus chez Sony Classical, Harmonia Mundi, Radio France et labels indépendants français, américains, autrichiens, italiens, allemands Tango Aparté/Pias (1,5 million de streaming) et le dernier en duo avec Joëlle Léandre Miniatures (Trost – Autriche mai 2024) sont relayés par la presse avec enthousiasme.

La passion déteste tout ce qui n’est pas la passion. Alice Ferney

www.pascalcontet.com

Fanny Cottençon

Comédienne

Fanny Cottençon est une comédienne française, elle a débuté sa carrière après avoir étudié à la Rue Blanche. Elle travaille auprès de Blanche Salans et a à cœur de s’exprimer dans toutes les disciplines (théâtre, cinéma, télévision, télévision, radio et lectures publiques).
Elle enchaîne des rôles au théâtre : Les Derniers de Gorki et Le Maître et Marguerite de Boulgakov, les deux au théâtre de la ville, ou bien une création au théâtre de poche, de Weingarten, Love de Schisgall à la comédie des champs Elysées, Après la répétition de Bergman à Aubervilliers et au théatre Louis Jouvet, La Vérité de Zeller au Montparnasse, La Cantatrice chauve de Ionesco à Nice, et sous la houlette de Jean-Luc Moreau, deux pièces, On ne se mentira jamais de Assous, et Petits crimes conjugaux de Eric Emmanuel Schmitt.
Au cinéma, pour commencer, deux films sortent la même année : en 1982, Têtes à claques de Francis Perrin et L’Étoile du nord de Pierre Granier Deferre avec Simone Signoret, film dans lequel Fanny Cottençon remporte le César du meilleur second rôle.
Elle enchaîne ensuite en mêlant cinéma, théâtre et télévision, avec des réalisateurs tel que Michel Debroca, Christopher Franck, Chantale Ackerman, Didier Kamincka, Édouard Molinaro, Arcady, Jean Becker.
À la télévision, de 1995 à 1998 elle interprète Anne Le Guen dans la série France 3 du même nom.
Toujours à la télévision, elle est dirigée par Richard Bohringer dans l’adaptation du roman Poil de Carotte de Jules Renard. Elle interprète entre autres l’épouse de François Berléand dans le gendre idéal. Récemment elle est la mère de Gil Alma dans la série César Wagner sur France 2.
En 2000, elle crée au théâtre, Les Monologues du vagin d’Eve Ensler.
Plus récemment, elle rejoint le casting de la série Scène De Ménage (M6).
Nous avons pu la retrouver dans Les Mystères du Clos des Lilas et également dans les séries Rien ne t’efface et Cette nuit-là.
Cette année, elle sera à l’affiche de la nouvelle série de Léa Fazer, Les Aventurières sur France Télévisions.
Avant tout : un amour du métier de comédienne jamais inassouvi.

Les Frères Fernandez

Guitaristes et chanteurs flamenco

Joan et Dorian sont deux frères guitaristes et chanteurs de flamenco gipsy, unis par la musique.
Depuis leur plus jeune âge ils grandissent au son de la guitare flamenca, du chant profond et du rythme du compás.
Dorian, à la guitare, se distingue par un jeu précis et expressif, tandis que Joan, au chant, apporte une voix intense et chargée d’émotion.
Ensemble, ils perpétuent l’âme du flamenco en mêlant respect de la tradition et sensibilité personnelle, offrant sur scène une musique sincère, vibrante et profondément habitée.

Serge Kakudji

Contre-ténor

Né à Kolwezi en République démocratique du Congo, Serge Kakudji découvre l’opéra à la télévision à l’âge de six ans. Il intègre un chœur d’enfants à Lubumbashi, se forme aux bases de la technique vocale et remporte plusieurs prix, dès seize ans, tout en participant à des stages et ateliers. Il rencontre ainsi le chorégraphe et danseur Faustin Linyekula, et participe à plusieurs de ses spectacles. Laura Claycomb, chanteuse lyrique américaine, le découvre à l’occasion de la création et de la tournée internationale du spectacle Dinozord : The Dialogue Series, avec Faustin Linyekula.
Dès lors, Serge Kakudji multiplie les apparitions sur les scènes européennes, avec Faustin Linyekula puis Alain Platel, pour qui il est l’interprète principale de Pitié !, tout en faisant ses débuts à l’Opéra dans des rôles baroques. Il se perfectionne en chantant pour Jean-Claude Malgoire (Giulio Cesare in Eggito), Fabrizio Cassol (La Folie d’Héraclès), Sylvain Cambreling (L’Incoronazione di Poppea), sous la direction de metteurs en scène comme Christophe Perton, Christian Schiaretti, Kristof Warlikowski, et aborde le répertoire du Bel Canto avec La Petite Messe solennelle de Rossini, toujours sous la direction de Jean-Claude Malgoire.
Applaudi aux Opéras de Versailles et de Montpellier, au Teatro Real de Madrid dans les rôles du répertoire européen, il n’oublie pas pour autant ses racines africaines, et propose à Alain Platel et Fabrizio Cassol l’idée de Coup fatal, qui tourne pendant deux ans dans la plupart des grandes scènes et des grands festivals. Les cent quatre-vingt représentations de ce coup de maître ne l’empêchent pas de continuer à donner des récitals, où il passe avec la même aisance des répertoires européens aux musiques africaines, avec orchestre ou piano seul.
En 2017, la chorégraphe Annabelle Bonnéry lui propose Two Seul. En 2018, Claire Diterzi crée avec lui L’Arbre en poche, librement inspiré du Baron perché d’Italo Calvino, et mêlant chant, acrobatie, percussion et théâtre. Enfin, le Théâtre National de Chaillot lui offre une carte blanche de deux ans autour du projet Paysage d’ensemble.
Plus récemment, le compositeur Gualtiero Dazzi l’invite sur Madrigali créé avec l’ensemble Variances en octobre 2021 au Grrranit (scène nationale de Belfort). Cette même année, il tourne avec la compagnie de théâtre belge Froefroe dans Diva, un spectacle musical inspiré par l’histoire du chanteur d’opéra Farinelli.
En 2022, il a eu l’honneur de chanter pour Son Excellence M. Felix Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo, et Sa Majesté le Roi Philippe, lors d’une soirée à Kinshasa qui a réuni et célébré l’amitié des deux pays.
Serge Kakudji développe un art lyrique qui sait rencontrer la danse contemporaine la plus exigeante ou les arts plastiques les plus novateurs, comme ce fut le cas avec Coup fatal des Ballets C. de la B. mis en scène par Alain Platel.
Avec la Compagnie Likembe, qu’il crée en 2018, Serge Kakudji s’ouvre à différents domaines artistiques tout en plaçant son art de contre-ténor au cœur de ses projets.

Julien Martineau

Mandoliniste

Julien Martineau est l’un des plus grands mandolinistes actuels. Passionnément engagé en faveur de son instrument, il a enrichi le répertoire de la mandoline en commandant des œuvres nouvelles à des compositeurs et en réalisant de nombreuses transcriptions de grandes pages du répertoire.
À dix-neuf ans, il remporte le prix Giuseppe Anedda au concours international de mandoline de Varazze (Italie).
Soliste invité aux Victoires de la musique classique, il a fait ses débuts avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Rinaldo Alessandrini avec qui il a enregistré les concertos de Vivaldi et Calace (Naïve).
En 2021, Julien est nommé Directeur honoraire de la prestigieuse et plus importante organisation consacrée à la mandoline dans le monde : The Classical Mandolin Society of America. En octobre 2022, il préside le jury du Concours International de Mandoline de Tokyo.
Ses collaborations concertantes avec des formations telles que l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, Pygmalion, l’Orchestre Métropolitain de Lisbonne, l’Orchestre National de Lituanie, l’Orchestre National de Biélorussie entre autres, lui permettent de mettre en lumière la virtuosité mais aussi la délicatesse de son instrument, tout autant que ses concerts avec Vanessa Benelli Mosell, Bertrand Chamayou, Jean-François Zygel, Geneviève Laurenceau, Thibaut Garcia, Félicien Brut, Yann Dubost, Éric Franceries ou les chanteurs Roberto Alagna, Natalie Dessay, Sabine Devieilhe, Thomas Hampson, Florian Sempey.
Son nouvel album de concertos enregistré avec l’Orchestre Victor Hugo (Mirare) présente La Cinquième Saison de Corentin Apparailly, véritable Harold en Italie pour mandoline, et le magnifique concerto pour mandoline de Karol Beffa. Cet album succède à celui enregistré avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse (Naïve) ainsi qu’au conte musical de La Mandoline de Lviv avec Julie Depardieu (Privat/Gallimard).
Son intérêt pour l’instrument se traduit également dans sa passion pour la facture. Depuis plusieurs années, Julien Martineau travaille avec Savarez, leader mondial des cordes pour guitare classique, afin de développer de nouvelles cordes pour mandoline utilisant les dernières innovations technologiques. Par ailleurs, il joue un modèle d’instrument conçu pour lui par l’un des grands luthiers actuels, le Canadien Brian N. Dean.
Directeur artistique-fondateur du Festival de Toulouse, Julien Martineau a été nommé Chevalier des Arts et des Lettres en 2024. Il s’est également vu décerné le Prix Déodat de Séverac de l’Académie du Languedoc.
Professeur de mandoline au Conservatoire de Toulouse, il est par ailleurs titulaire d’un DEA en musicologie de Paris IV-Sorbonne et diplômé du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en Histoire de la Musique.

Philippe Mouratoglou

Guitariste

Formé par Wim Hoogewerf, Roland Dyens et Pablo Marquez (dont il fut professeur assistant au conservatoire de Strasbourg), Philippe Mouratoglou se distingue par son ouverture instrumentale. Il joue une large variété de guitares acoustiques : classique, folk six et douze cordes, baritone – et sa pluralité stylistique.
Interprète et improvisateur, il collabore avec des musiciens et ensembles de tous horizons, tant dans la sphère classique (avec Henri Demarquette, Julien Martineau, Nathalie Dessay, l’Ensemble vocal Ô…) que dans celle des musiques improvisées.
Il forme depuis 2009 avec la soprano Ariane Wohlhuter un duo qui a publié deux CD sur le label Troba Vox : We only came to dream, consacré à John Dowland, Benjamin Britten et Dusan Bogdanovic (2013), et Mélodies et lieder composé de ses arrangements pour voix et guitare d’oeuvres de
Franz Schubert et Gabriel Fauré (2017).
Parallèlement, Philippe Mouratoglou fonde en 2012 avec le clarinettiste Jean-Marc Foltz et le graphiste Philippe Ghielmetti le label Vision Fugitive, sur lequel il multiplie les projets originaux :

  • une relecture du répertoire du bluesman fondateur Robert Johnson en trio avec Jean-Marc Foltz et le contrebassiste Bruno Chevillon (Steady rollin’man, Echoes of Robert Johnson, 2012) ;
  • deux récitals solo qui présentent sous le même toit Francesco da Milano, Egberto Gismonti, Toru Takemitsu, Arthur Kampela, Leo Brouwer, Benjamin Britten et ses propres compositions et improvisations (Exercices d’évasion, 2013, D’autres vallées, 2016) ;
  • un duo avec le guitariste flamenco Pedro Soler, qui explore l’influence de la musique populaire espagnole sur l’oeuvre d’Isaac Albéniz (Rumores de la Caleta Albéniz & le flamenco, 2014) ;
  • un CD consacré à Fernando Sor (2019) ;
  • un trio guitare/contrebasse/batterie avec Bruno Chevillon et Ramón López qui a publié trois disques (Univers-solitude, 2018 – “Choc de l’année” Jazz magazine ; Ricercare, 2021; Nautiles, 2025 – “Choc Jazz magazine”) ;
  • un CD consacré à la musique italienne pour guitare (La Bellezza, 2024).
    En concert, on a pu le retrouver dernièrement sur les scènes suivantes :
  • Philharmonie de Berlin, Festival de la Chaise-Dieu, Carnegie Hall, Flâneries musicales de Reims, Festival Printemps musical du Pacifique (Polynésie), Festival Isaac Albéniz de Camprodon (Espagne), Printemps de Colmar, Festival Jazzèbre, Festival des Monts de la Madeleine, Opéra Comique, Circulo de Bellas Artes (Madrid), Festival D’Jazz Nevers, Jazzdor Paris & Berlin,Théâtre de l’Athénée (Paris), Abbaye de Fontfroide, Abbaye de Fontevraud ainsi qu’en Russie, Grèce, Brésil, Suisse, Thaïlande…

www.philippe-mouratoglou.com

“Le guitariste Philippe Mouratoglou multiplie les incursions musicales, classique, jazz, folk… et trace son chemin sans faire allégeance à autre chose qu’à la musique” (Jean-Claude Pennec – Jazz’In Lyon, 2021).
“Un chant de l’intime d’une exceptionnelle sensibilité…Philippe Mouratoglou nous ouvre des portes aux imaginaires de plus en plus enfouis… d’une étrangeté poétique viscérale qui ne cesse de nous captiver.” (classiquenews.com, 2016).
“Quant au jeu, virtuose mais sensible, de Philippe Mouratoglou, il se déploie partout avec une suprême eleganza (‘élégance’)” (Pierre Gervasoni, Le Monde, 2025).

Selmaccord

Accordéoniste

Lauréate de la Fondation de la Vocation et soutenue par la Fondation Meyer en 2025, Selmaccord (de son vrai nom Selma Benlarbi) est une accordéoniste originaire de Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans, dont le parcours se distingue autant par la diversité que par l’engagement.
Formée en classique au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris après un parcours récompensé par deux premiers prix nationaux, elle rejoint l’Orchestre des Jeunes de l’Orchestre National de Jazz pour la saison 2024, puis le tremplin Women in jazz en 2026.
Engagée dans l’innovation artistique, Selmaccord se distingue par ses projets créatifs, notamment avec son duo Comme à la Maison (guitare/accordéon), où ses compositions personnelles puisent leur inspiration dans l’improvisation, ainsi qu’avec le Duo Pastel (saxophone/accordéon) primé au concours Jeunes Talents, qui se distingue par ses arrangements originaux du répertoire classique.
Artiste pluridisciplinaire, Selmaccord collabore avec de nombreuses compagnies du spectacle vivant : Tortue Théâtre (Roméo et Juliette), la Compagnie lyrique (La Courte paille), El production (Casse-Noisette), le Théâtre du héron (Le Petit prince), Mixity (Cabaret Très Mixity), ainsi que la compagnie 1084°C, où elle est également comédienne (Destin d’eux trois). Avec Petites Pousses, un duo accordéon-voix, elle poursuit son exploration des formes scéniques hybrides.
Elle se produit régulièrement en concerts de musique classique, notamment avec l’Ensemble Acceso en 2023 et en récitals solos plus récemment, où elle défend autant les écritures contemporaines que les œuvres du répertoire baroque. Attachée au chant, elle accompagne des chœurs comme celui de la Maîtrise de Caen pour l’opéra Brundibàr, et participe à des projets de sensibilisation vocale, notamment avec le contre-ténor Serge Kakudji.
Son instrument polyphonique lui donne accès à un univers artistique vaste, allant des musiques du monde à la musique classique, du théâtre à l’opéra, du spectacle vivant au cinéma. Cette polyvalence l’a menée sur des scènes telles que l’Institut du Monde Arabe, le Théâtre de Versailles, le Festival d’Avignon, plusieurs zéniths, ainsi que des écoles et théâtres en Europe. On la retrouve également sur les plateaux de tournage des studios de cinéma Luc Besson (pour Daryl Dixon, spin-off de The Walking Dead).
Parallèlement à sa carrière artistique, Selmaccord développe un engagement social et éducatif fort. Elle intervient en milieu pénitentiaire, auprès de l’aide sociale à l’enfance, à hôpital, en EHPAD, et participe à des actions pour des publics en situation de grande précarité (comme avec des SDF pour un concert à la cathédrale de Chartres). Sa pratique musicale devient alors un espace de rencontre, de transmission et de reconstruction, au service du lien social autant que de l’expression artistique.

Baptiste de Severac

Metteur en scène

Baptiste de Séverac est metteur en scène de La Horde du Contrevent et cofondateur de la compagnie La Torche Bleue, au sein de laquelle il développe un travail centré sur le collectif, la transmission et la proximité avec les publics. Avec cette compagnie, il mène notamment des actions en EHPAD où répétitions, échanges et ateliers nourrissent autant la création que les résidents. C’est dans ce cadre qu’il a coécrit et mis en scène La Horde du Contrevent, présentée au Théâtre de Survilliers, au Théâtre du Funambule en juin 2026 puis au Théâtre des 3T à Avignon durant l’été 2026.
Il est également interprète dans Leçons de nuit, une pièce de Lancelot Hamelin jouée dans les centres Paris Anim’ en partenariat avec la Ville de Paris et plusieurs librairies. Le projet s’accompagne d’ateliers destinés aux personnes atteintes de déficiences visuelles, en lien avec la pièce et avec l’un des comédiens de la troupe concerné par ces symptômes.
Cette démarche l’a naturellement conduit vers l’association Jubileo, qui réunit action culturelle et solidarité. Avec cette structure, à la fois association et chorale, il participe notamment à des événements tels que le concert contre la misère à Chartres, où il a accompagné la prise de parole de personnes sans domicile.
Ce lien entre théâtre, voix et engagement social fait écho à son parcours d’origine.
Avant la scène dramatique, Baptiste de Séverac a été soliste au sein des Petits Chanteurs de Bordeaux de 2010 à 2014, participant à des tournées internationales et remportant le deuxième prix des Pueri Cantores en Italie en 2012. Cette formation musicale, exigeante et collective, continue d’influencer sa manière d’aborder le travail artistique.
À côté de ses activités de metteur en scène, il poursuit un parcours d’interprète qui l’a conduit à jouer dans “Un Empire” de Karine Felous en 2025 sous la direction d’Olivier Werner, dans Moulin de László Nemes prévu pour octobre 2026, ainsi que dans Violence, adaptation de Histoire de la violence d’Édouard Louis mise en scène par Chloé Dugenest. L’ensemble de ces projets s’inscrit dans une même volonté : faire du théâtre un espace vivant, accessible et profondément humain.

Le Club des Mandolines de Remiremont

Ensemble de mandolines

Le Club des Mandolines de Remire-mont est une association d’éducation populaire créée en 1946, et composée de deux entités principales :

  • l’orchestre de Mandolines et Guitares,
  • l’école de Musique.

L’association

L’esprit associatif, l’éducation populaire et le bénévolat au cœur de l’orchestre de Mandolines et Guitares de Remiremont au sein du Club des Mandolines de Remiremont, l’orchestre de mandolines et guitares incarne depuis des décennies une manière singulière et profondément humaine de faire de la musique.
Ici, l’art n’est jamais séparé de la vie collective : il se nourrit de l’engagement bénévole, de la transmission, et d’une vision de l’éducation populaire où chacun, quel que soit son parcours, trouve sa place et contribue à l’aventure commune.

Un projet associatif vivant et fédérateur

L’orchestre est d’abord une association au sens le plus noble du terme : un espace où des personnes se rassemblent librement autour d’un désir partagé. Les musiciens neviennent pas seulement pour jouer, mais pour participer à une œuvre collective qui dépasse chacun d’eux.
Les décisions se prennent ensemble, les projets se construisent dans le dialogue, et chaque membre apporte sa pierre à l’édifice : organisation des concerts, préparation du matériel, accueil du public, soutien logistique, communication.
La musique devient alors un prétexte magnifique pour tisser des liens, renforcer la solidarité et faire vivre un patrimoine culturel local.

L’éducation populaire comme fil conducteur

L’orchestre s’inscrit pleinement dans la tradition de l’éducation populaire : apprendre en faisant, apprendre ensemble, apprendre tout au long de la vie.
Les répétitions sont des lieux d’échange où les plus expérimentés accompagnent les nouveaux venus, où chacun progresse à son rythme, où l’on découvre non seulement une technique instrumentale, mais aussi une culture musicale, une écoute mutuelle, une discipline collective.
Cette démarche inclusive permet à des musiciens de tous âges, de tous horizons, de se rencontrer et de grandir ensemble. Elle fait de l’orchestre un véritable lieu de formation citoyenne, où l’on apprend autant sur soi que sur les autres.

Le bénévolat comme moteur discret mais essentiel

Rien ne serait possible sans l’engagement bénévole des musiciens de leurs familles et de leurs amis. Ils donnent de leur temps, de leur énergie, de leur passion, sans autre récompense que la joie de jouer ensemble et de transmettre. Ils contribuent à faire rayonner la mandoline
Association Club des mandolines de Remiremont régie par la loi du 1er juillet 1901 et la guitare dans le territoire et prennent plaisir à gérer l’intendance des concerts pour permettre aux instrumentistes de se consacrer à la musique.
Ce bénévolat n’est pas un simple geste altruiste : il est le cœur battant de l’orchestre. Il permet de maintenir une activité artistique exigeante, accessible à tous, et profondément ancrée dans la vie locale.
Chaque répétition, chaque concert, chaque déplacement est le fruit de cette générosité silencieuse qui fait la force des associations et la richesse du tissu culturel romarimontain.

Une musique qui rassemble et qui relie

En conjuguant esprit associatif, éducation populaire et engagement bénévole, l’orchestre de mandolines et guitares du Club des Mandolines de Remiremont offre bien plus que des concerts.
Il propose une manière d’être ensemble, de partager une passion, de transmettre un héritage musical, et de faire vivre une culture accessible, joyeuse et profondément humaine.
C’est cette alchimie unique qui fait de l’orchestre non seulement un ensemble musical, mais une communauté vivante, chaleureuse et engagée.

L’Orchestre de Mandolines et Guitares

L’Orchestre du Club des Mandolines de Remiremont compte un effectif d’une trentaine de membres, amateurs.
La formation est construite sur le modèle d’un orchestre de chambre classique. Les premières et deuxièmes mandolines tiennent la place des premiers et deuxièmes violons, les mandoles celle des altos. Guitares et mandoloncelles remplissent le rôle des violoncelles. Les contrebasses complètent l’harmonie de l’ensemble, sans oublier les percussions, qui apportent la touche finale à l’exécution.
Mandoline, mandole et mandoloncelle sont des instruments de la famille du luth, mais à la taille et à la tessiture différentes, ici rangés du plus petit au plus grand, et donc du plus aigu au plus grave.
Contrairement à la mandoline solo, parfois synonyme d’aubade dans l’imaginaire collectif, la mandoline en orchestre prend ses lettres de noblesse, accompagnée par les autres instruments qui la côtoient et la complètent, et permet de jouer avec une palette de nuances et de sonorités qui n’a rien à envier à celle des violons.
Nos musiciens travaillent un répertoire extrêmement varié : musique classique, musique contemporaine (compositions originales pour orchestre à plectres), musiques de films ou de variété… dont certains morceaux sont arrangés spécialement pour notre orchestre.
Notre orchestre participe depuis sa création à diverses manifestations :

  • Deux rencontres nationales réunissant des formations françaises d’instruments à plectre.
  • Des concours nationaux : dès 1992 il accède à la Division d’Honneur, la plus haute catégorie pour les formations non professionnelles.
  • Des concours internationaux : ces rencontres sont l’occasion de faire la connaissance d’autres orchestres, de se “mesurer à eux” mais aussi de tisser de solides liens amicaux.
  • Des concerts à l’étranger : invité par d’autres orchestres de mandolines depuis plus de quarante ans, l’ensemble vosgien s’est rendu au Luxembourg, en Belgique, en Autriche, en Italie, en Allemagne, en Espagne, en République Tchèque, aux Pays-Bas, mais aussi en Bulgarie et en Russie.

L’orchestre est également l’instigateur plusieurs manifestations à Remiremont :

  • Neuf festivals internationaux auxquels il a invité à chaque fois plusieurs formations étrangères venant d’Europe, des USA, du Japon.
  • Deux rencontres nationales réunissant
    des formations françaises d’instruments à
    plectre.

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